Nos deux yourtes

Elles sont situées à 600 m de l'écogîte, en plein dans la nature. Vous pouvez laisser votre voiture sur un petit parking aménagé à 20 mètres.

Chaque yourte comporte un grand lit de 1 m 60 et 2 lits de 1 m. Elles sont meublées comme les yourtes traditionnelles de Ulan Bator.On peut mettre aussi un lit d'appoint.

 

Le matin, vous prendrez votre petit dejeuner sur la terrasse de la yourte. Il y a un petit frigo avec tout ce qu'il faut pour le petit déjeuner et une bouilloire pour le thé ou le café.

A l'extérieur, vous trouverez une structure en bois avec douche. Egalement, un petit cabanon perdu dans les feuillages comporte des toilettes sèches.

Douche et toilettes sont à partager entre les habitants des deux yourtes.

 

Le soir, vous irez dîner à l'écogîte.

yourte de Villeplane, ecogîte Guillaumes, Mercantour

yourte de Villeplane, ecogîte Guillaumes, Mercantour

yourte de Villeplane, ecogîte Guillaumes, Mercantour

yourte de Villeplane, ecogîte Guillaumes, Mercantour

Histoire de la yourte

 

De l’Iran à la Sibérie s’étend l’Asie centrale, terre des grands espaces et de l’élevage extensif. Souvent pauvres, les pâturages obligent les nomades à se déplacer très souvent, c’est pourquoi ils inventèrent un type d’habitation adapté : la yourte.

La yourte est donc devenue la maison mobile des nomades d’Asie centrale, une sorte de tente plus ou moins vaste et plus ou moins douillette mais dont la caractéristique principale est d’être montable et démontable rapidement, solide, résistante de nombreuses années au vent et aux intempéries et peu encombrante.

1/ Des murs faits de croisillons de bois (treillis) assemblés en cercles à partir d’un châssis servant d’ouverture sur lequel on fixe une porte en bois parfois doublée d’un tapis de feutre. Les plus petites yourtes ont 3 murs, les plus grandes, jusqu’à 10

2/ Un toit constitué de piquets de bois peints attachés d’un côté aux croisillons des palissades (mur) et fixé de l’autre autour d’un cercle qui les tient ensemble et qui est lui-même soutenu par des piliers.

3/ Les éléments posés, sur cette structure ronde, sont d’une grande résistance avec des épais tapis de feutre recouverts d’une toile blanche brodée que l’on attache avec des cordes.

     

 Un mode de vie ancestral

La yourte est régie par un code ancestral qui associe des représentations symboliques à un découpage strict de l’espace. Tout tourne autour de l’axe central qu’est le feu.

Le seuil constitue un palier où sont encore autorisés les hésitations et les manquements à l’étiquette. Mais plus on pénètre profondément dans la yourte et plus la valorisation de l’espace est importante.

Les enfants dorment à proximité de la porte, aux côtés d’éventuels serviteurs ou visiteurs. Les femmes se tiennent le plus souvent à l’Est à proximité des ustensiles ménagers. Le maître de maison se poste au fond de la yourte, dans la partie la plus au Nord, à côté de l’autel où siègent les idoles protectrices, les textes sacrés et aujourd’hui les acquis de la modernité: photos, appareil radio ou télévision.

 

De l’enfance à l’âge mûr, tout homme effectue ainsi au cours d’une vie un trajet circulaire qui va du Sud au Nord. Les femmes ne gagneront jamais le droit de s’installer à la place d’honneur, à deux exceptions près, la veuve et la chamanesse.

 

 

 

 

 

 

 

yourte Villeplane, ecogîte Guillaumes, Mercantour

yourte Villeplane, ecogîte Guillaumes, Mercantour

Symbolique et spiritualité

La yourte, appelée ger en Mongolie représente la stabilité et c’est pour cette raison qu’il est interdit de toucher ou de s’appuyer contre les murs de l’habitation. Au-delà, la yourte symbolise le lien avec le paradis, avec l’axe du passé-présent-futur qui la traverse.

En hiver, le coeur de la ger est chauffée par un poêle et sert également de réchaud pour la cuisine. Le poêle est alimenté par du bois dans les régions boisées, alors que dans le régions désertiques, des bouses séchées servent de combustible. La yourte se réchauffe en quelques minutes et conserve sa chaleur grâce au feutre. En été, le bas des murs et découvert pour laisser circuler l’air et aérer l’habitation.

     La ger, ronde et plate, peut supporter les vents violents et la météo mouvementée de notre climat.

     Le feutre sèche vite et est un excellent isolant face à la neige et à la pluie.

 

Comme chez les turkmènes, la yourte est orientée au Sud.. Elle se distingue par la décoration de la porte et du toono. Le rouge y domine, rehaussé de motifs dorés, une réminiscence de la dynastie mandchoue qui régna plusieurs siècles sur la Mongolie. Les draps de protection qui protègent les feutres sont depuis le début du XXe siècle recouverts d’incrustations bleues que les bouddhistes associent à la sagesse transcendante. Pour la tradition mongole, le bleu est la couleur divine. Dieu ou « tengri » est associé à la couleur du ciel (bleu). De son union avec la terre (fauve) naissent les héros de la steppe: Genghis Khan est le fils du loup bleu et de la biche fauve. Le point de rencontre des deux mondes se situe à l’horizon, du même nom que le point de contact de la yourte avec le sol (« khayaa »: horizon). Seules des exigences spirituelles et symboliques règlent dans la yourte, mais très subtilement il s’y dégage une structure sociale et une étonnante praticité. Les « baganas », mâts de soutien de l’anneau de compression relient tous les mondes entre eux tandis que le « toono » fait office de cheminée et permet aussi aux esprits de circuler à leur gré.

 

On ne doit pas marcher sur le seuil de la yourte, on ne doit pas parler car pour les mongols, il y a un dieu sur le seuil et si on le réveille il se met en colère. Le seuil constitue un palier dans lequel siège une divinité : il est très important de ne pas heurter le seuil quand on pénètre dans la yourte. ..

yourte de Villeplane,Guillaumes, Mercantour

yourte de Villeplane,Guillaumes, Mercantour

yourte de l'ecogite de Villeplane, Guillaumes, Mercantour

yourte de l'ecogite de Villeplane, Guillaumes, Mercantour

La yourte mongole

 

Une yourte fait environ six mètres de diamètre (mais quelques siècles auparavant, les yourtes royales étaient beaucoup plus vastes). Le "mur", cylindrique, fait un mètre cinquante de haut. Il est constitué d’un treillis en bois de saule ; pour le démontage et le transport de la yourte, le treillis est démontable en cinq parties, qui sont elles-mêmes pliables. La porte est la seule partie rigide du mur ; elle est toujours orientée vers le sud. Elle est souvent peinte, éventuellement ornées de motifs géométriques entrelacés, sans début ni fin (les öldziis, symboles de bonheur, de bienvenue). Quatre-vingt une perches (9 x 9) soutiennent le toit. Elles se rejoignent en haut sur une ouverture circulaire en bois (le tonoo). Cette ouverture permet de faire pénétrer l’air et la lumière ; elle laisse également passer le tuyau du poêle (et jadis, la fumée provenant du foyer). Elle est soutenue par deux poteaux hauts de deux mètres cinquante.

Le treillis est recouvert de pièces de feutre rectangulaires, maintenues par deux grosses cordes attachées au chambranle de la porte. Le toit est fait de pièces trapézoïdales posées sur les perches. Eventuellement, des pierres permettent de lester l’ensemble. L’été, on fait sécher le fromage en prévision de l’hiver en le plaçant au bord du toit de la yourte ; on y fait aussi égoutter le fromage dans des sacs en tissus. Enfin, une pièce de feutre triangulaire permet, par un jeu de cordes, d’ouvrir ou de fermer l’ouverture du toit. En été, le bas des feutres muraux est relevé d’une dizaine de centimètres pour faire circuler l’air. En hiver, une deuxième couche de feutre est ajoutée pour mieux isoler la yourte. Le feutre est fait à partir de laine de mouton. Il est parfaitement imperméable, et combiné à la chaleur du foyer il protège très bien du froid hivernal.

 

On le voit, la yourte est parfaitement adaptée à la fois au climat du pays (fraîche l’été, chaude l’hiver, résistance aux vents violents) et à la vie de nomade : elle est facilement montable, démontable et transportable.

Une légende raconte l’origine de la yourte. Un vieil homme eut un jour l’idée de bâtir un abri pour l’homme basé sur le modèle de la Terre : les murs s’inspiraient des montagnes qui entourent la steppe, la porte qui stoppe le blizzard et s’ouvre sur le beau temps était tel le ravin face au sud ; le trou de cheminée était le soleil, et les perches ses rayons. Les toiles de feutre blanc posés sur les murs étaient le brouillard qui se lève derrière les montagnes, celles du toit les nuages. Enfin, les cordes maintenant l’ensemble s’inspiraient des tornades de l’autre côté des montagnes. Ainsi construisit-il la yourte ronde comme le monde.